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Dimanche 4 décembre 2011 7 04 /12 /Déc /2011 20:53

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Plus d'une demie-année est passée depuis mon dernier article, je reviens donc vous donner quelques nouvelles.

Comme je m'y attendais, je n'ai pas réussi le concours de la Fémis. J'ai fini la première étape avec un moyenne pas trop minable (11) ni trop loin du dernier admissible à l'oral (12), mais je n'ai brillé ni dans mon dossier ni dans mon analyse sur table, donc pas de surprise. Je pense retenter le concours l'année prochaine, histoire de. Et puis parce que la distribution reste toujours le milieu dans lequel j'ai vraiment envie de travailler plus tard.

Sinon, comme mon dernier article le laissait présager, je suis... à Montréal. Je fais mon année de M1 de Cinéma ici, en échange, donc.
Pour ceux qui ne connaissent pas du tout le système de la fac française et/ou le principe des échanges, un étudiant en échange se distingue d'un étudiant "international" sur plusieurs points :
- l'étudiant en échange ne paie que les frais d'administration de sa fac française, l'étudiant international paie les frais de sa fac étrangère
- l'étudiant en échange n'aura que le diplôme de sa fac française, l'étudiant international aura le diplôme de sa fac étrangère
- l'étudiant en échange reste 6 mois (un semestre) ou 1 an (deux semestres) dans sa fac étrangère, l'étudiant international reste en général le temps de l'obtention d'un diplôme, donc 2 ans (un master) / 3 ans (une licence) ou plus s'il effectue toutes ses études supérieures à l'étranger
Pour résumer, l'étudiant en échange part dans le cadre d'accords signés entre sa fac française et des facs étrangères alors que l'étudiant international effectue toutes les démarches de lui-même, sans passer par un établissement français.

http://users.encs.concordia.ca/~shah/concordialogo.gif

J'ai finalement obtenu la fac que je voulais : Concordia University, une fac anglophone au coeur de Montréal. Je me disais que c'était un bon compromis entre partir dans un milieu 100% anglophone et galérer ou partir dans un milieu francophone et ne faire aucun progrès en aglais. Honnêtement, si c'était à refaire, je pense que je sauterais le pas et que je choisirais plutôt une université dans le Canada anglophone. Parce que là, même si j'entends de l'anglais 2 fois par semaine (bienvenue dans le monde du Master et des équivalences de crédits...), je suis loin de faire un dixième des progrès que j'aurais faits si j'étais partie dans un milieu complètement anglophone...
La ville de Montréal est vraiment très agréable à vivre, mais on y entend du français à peu près toute la journée, ce qui ne favorise pas franchement les progrès en anglais, et limite un peu le dépaysement, mine de rien. (Ca et le fait de croiser un Français tous les 10 mètres, peut-être...)
Je ne regrette pas car j'aime la ville, j'aime ma fac, qu'il y a mille choses à faire ici et ailleurs (porte ouverte sur les Etats-Unis !), et que c'est quand même une expérience qu'il faut faire au moins une fois dans sa vie, mais c'est clair que je serai loin d'être bilingue en revenant.

Voilà, juste un court article pour vous dire où j'en suis, et aussi que si vous avez des questions concernant les échanges hors Erasmus, et en particulier au Canada, je peux essayer d'y répondre dans la mesure de mes  connaissances ! En revanche, ce n'est vraiment pas la peine de m'envoyer des commentaires avec toutes vos notes depuis la grande section de maternelle : je suis totalement sortie du monde de la prépa et ne peux vraiment plus vous donner de conseils là-dessus. Excepté : "Allez tous à Victor Hugo, c'est génial !", bien sûr. :)

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 01:54

http://www.tv5.org/TV5Site/upload_image/webtv/v_serie/34_vignette_femis.jpg 

 

Quelque part, cette année (cette année de L3, et l'année de mes 20 ans, aussi) aura un peu été l'année des premières fois. Premier échec à un examen (merci le permis !), première vraie décision de bouger un peu ma petite vie de parisienne tranquille en allant vivre un an à l'étranger, et d'autres premières fois plus ou moins (in)attendues. Toutes réussies, si on excepte le permis. Mais il y a eu une autre première fois cette année, pas vraiment sentimentale : mon premier concours. Forcément, tout ça doit paraître un peu niais aux khâgneux et autres khûbes qui font maintenant office de routards des concours, mais pour moi, c'était tout nouveau.

Cette année, j'ai donc passé le premier concours national de ma vie : celui de la Fémis. Pour expliquer à ceux qui ne connaîtraient pas cette école, ou seulement de nom, une idée de ce qu'est la Fémis, c'est un peu l'ENS du Cinéma, avec Louis Lumière, une autre école parisienne. Tout étudiant en cinéma (à quelques exceptions près...) rêve, secrètement ou pas, d'intégrer la Fémis. C'est un peu « la voie royale » du cinéma, pour reprendre une expression totalement bateau souvent appliquée à la prépa. La Fémis (mandieu, tous ceux qui vont taper le nom de l'école dans Google vont atterrir sur mon blog, ç't'horrible !), même ceux qui la critiquent se laissent parfois tenter par son concours. Sortir de la Fémis, ce n'est pas forcément faire de bons films (encore que Tomboy... <3), mais c'est surtout être dans une école qui a un p*tain de prestige. (Prépa / Fémis, que tout ceci semble lié...)

Pour vous donner un rapide aperçu de la formation (initiale) offerte par l'école, il y a deux filières :
- la filière générale : elle recrute à Bac + 2 et concerne en gros les métiers plus ou moins artistiques du domaine du cinéma (réalisation, scénario, montage, scripte, image, son, production...). Elle s'effectue en 3 ans.
- la filière distribution-exploitation : elle recrute à Bac + 3 et est beaucoup plus professionnalisante et plus courte (dans les 1 an ½) que la filière générale. C'est assez explicite : elle forme aux métiers d'exploitant et de distributeur.
Clairement, la filière générale est beaucoup plus connue que la filière distribution-exploitation. Et donc, beaucoup plus demandée. Pour vous donner une idée, en 2010, sur 445 candidats en réalisation (la section la plus demandée avant scénario), 4 sont finalement entrés à la Fémis. Ca refroidit, hein ?

La Fémis, c'était, un peu comme la prépa, mon rêve de collégienne. Chaque année depuis la 4ème ou la 3ème, j'espérais arriver rapidement à Bac + 2 pour pouvoir tenter le concours dans la section scénario (169 inscrits, 6 admis...). Et puis finalement, je suis arrivée au niveau Bac + 2, et je n'ai pas passé le concours, pour plusieurs raisons. Et cette année, je l'ai passé en distribution-exploitation, encore pour d'autres raisons. Sans espérer intégrer l'école cette année, mais pour me frotter un peu à la réalité du concours, et voir ce que je 'vaux' pour eux.
Je me suis donc retrouvée, cette année, à guetter l'ouverture des inscriptions au concours. J'ai envoyé le formulaire et le chèque d'inscription, et bam, je me suis retrouvée sur la liste des inscrits au concours. Je m'étais dit qu'une fois que j'aurais payé et que j'aurais vu mon nom sur la liste officielle, je ne renoncerai pas lâchement. Et je n'ai pas renoncé.

Me voilà donc le 8 avril à l'université de Nanterre pour passer l'épreuve écrite d'analyse de séquence, boule au ventre et trouillomètre à zéro. Par chance, je tombe sur deux camarades de L3 de Ciné en arrivant sur le quai de Nanterre. Du coup je n'ai pas à pleurer toutes les larmes de mon corps parce que Nanterre est bien trop grande et que j'ai un sens de l'orientation pourri. On entre dans le bâtiment où se déroule l'épreuve et on se dirige vers la queue (il doit être 8h15, l'épreuve est censée commencer à 9h). On longe la queue, qui s'avère absolument interminable : elle fait plus de 3 bâtiments ! Je ne sais pas si c'est rassurant ou inquiétant, mais dans la file, on croise plein de têtes connues : de la promo de L3, on doit bien être une vingtaine au minimum.
30mn plus tard, on arrive aux portes de l'amphi, on émarge, et on entre. Avez-vous déjà entendu parler d'un amphi pouvant contenir 1 000 personnes ? Maintenant, oui. C'est plus impressionnant qu'une épreuve officielle de partiel, plus impressionnant qu'une épreuve de bac. Une foule immense, déjà assise, prête à composer. On s'assoie dans une rangée, vers la droite, et on attend patiemment que l'amphi finisse de se remplir.
Quand tout le monde (ou tous ceux qui ont fait le déplacement, vu que près de 400 élèves de la filière générale paient les frais d'inscription mais ne se pointent pas à l'épreuve d'analyse...) est arrivé, un homme prend la parole. Je ne sais plus si c'est le directeur de la Fémis, ou quelqu'un d'autre. L'amphi est tellement grand qu'on le voit de loin, comme iréel. Il est sympathique, rassurant. Pas de pression. Il nous souhaite bonne chance, nous fait rire en menaçant ceux qui tenteront de déborder du temps réglementaire de faire des effets stroboscopiques avec la lumière pour les forcer à rendre leurs copies. L'homme annonce le film dont la séquence à analyser est extraite :
Tournée de Mathieu Amalric. Quelques « oufs ! », d'autres réactions moins contentes. Moi je suis heureuse : Tournée, au moins, je l'ai vu. Et j'ai aimé. Et ce n'est pas un film obscur d'avant-garde tchèque sous-titré en hongrois.
Noir. Noir total : mes voisins ont eu la bonne idée d'amener une lampe de poche pour pouvoir prendre des notes pendant la projection. Moi je prends des notes à l'aveugle, sans certitude de pouvoir me relire. J'ai plein de choses à dire, plein d'idées. Fin de la séquence. 10 mn de pause, puis nouvelle projection de l'extrait. Nouvelles notes, nouvelles choses à dire. Au final, j'atteins presque le maximum de pages autorisés (une copie double et demie) et je sors, 30 mn avant la fin. En écrivant, j'étais très contente de mes idées. En me relisant, je trouve ça naze. Je rends ma copie, j'émarge de nouveau, je remarque au passage que 2 personnes de ma section ne sont pas venues. Tant mieux.
Je ressors, épuisée, vidée. Pas envie de parler. D'ailleurs je rentre toute seule, à la fac, enchaîner sur les cours de la journée auxquels je peux (et je dois) encore assister.

C'était mon premier concours.

Par Colombe - Publié dans : Post-hypo
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Mardi 24 mai 2011 2 24 /05 /Mai /2011 01:08

Je sais que je n'ai pas tenu ce blog très sérieusement depuis que je suis sortie de prépa (et même à l'époque...), mais vu que les statistiques indiquent que quelques pèlerins passent encore par là de temps en temps, je me suis dit qu'il pourrait être sympa de vous donner quelques nouvelles.

Pour répondre directement au post précédent, j'ai plus ou moins avancé dans mes « gros projets » de l'année :
- j'ai raté mon permis (un mois et demi après, j'arrive à en rire, donc tout va bien :D)
- j'ai eu le TOEFL avec un score de 110/120, autant dire que j'ai été très agréablement surprise du résultat et que ça me réconforte un peu d'avoir lâché autant de sous pour un examen valable à peine 2 ans
- j'ai un projet de mémoire (encore flou) et l'accord d'une directrice de recherche pour mon M1 de Cinéma
- j'ai constitué mes dossiers de demandes d'échanges et j'ai été présélectionnée (par Paris 3) pour mon vœu n°1, une fac anglophone à Montréal
- j'ai passé le concours de la Fémis et laissé tomber l'autre (tourné autour de l'écriture scénaristique) que je projetais de passer, principalement par manque d'inspiration vis-à-vis du sujet
- je ne suis plus en recherche de stage, vu que ma faculté adorée a décidé d'interdire les stages non intégrés (donc non obligatoires dans un cursus). C'est clair que la fac était déjà trop professionnalisante !

En faisant un bilan rapide par rapport à ces objectifs, je trouve que tout ça est plutôt positif, finalement (bon, on va éviter d'évoquer le permis...). Je suis vraiment déçue de finir ma licence sans avoir fait un stage, cela restera mon principal regret. Mais sinon, j'ai réussi à me bouger en temps et en heure pour faire les démarches nécessaires pour partir un an en échange, et ça, ce n'était pas gagné vu comme je ne suis pas débrouillarde.

Pour vous donner des nouvelles plus générales que les quelques points ci-dessus : je suis toujours en double parcours Lettres Modernes / Cinéma. Je n'ai pas laissé tomber les Lettres, du moins pas officiellement. Si je dis « pas officiellement », c'est que quelque part, j'ai plus ou moins lâché l'affaire dès que j'ai obtenu mon inscription en examen final : pour être honnête, j'ai assisté à très peu de cours auxquels ma présence n'était pas obligatoire, même les plus importants (comme la littérature, avec son joli coefficient 5, pour ne pas la nommer). J'ai fait mon fantôme, apparaissant de temps en temps à un cours de linguistique ou de culture antique, n'échangeant jamais plus de deux phrases avec mes voisin(e)s de tables, me pointant aux examens sans grande conviction. Mais je voulais (et je veux toujours) obtenir ma licence de Lettres. C'est juste que j'ai décidé de faire passer le Cinéma en premier plan, et que valider ma licence de Lettres avec 16 ou 10 de moyenne m'est maintenant égal.
D'ailleurs, la moyenne : parlons-en. Je développerai sans doute dans un prochain post (avant 6 mois, promis!) la question de l'examen final, mais clairement, c'est un régime d'évaluation beaucoup plus « risqué » pour l'étudiant que le contrôle continu. Pas d'assiduité obligatoire, donc pour peu qu'on ait, comme moi, une absence totale de motivation pour les cours, on finit par ne plus y aller du tout. Ou sporadiquement. Et on se réveille à 3 jours des partiels en s'apercevant qu'on a des notes inutilisables et qu'on n'a toujours pas fini de lire les bouquins au programme. Et surtout, on n'est évalué que sur une note, alors que les élèves en contrôle continu ont au moins une note en plus qui leur permet de contre-balancer un 'plantage' au partiel. Parce que, soyons honnêtes, la plupart des profs qui organisent des exposés en guise de contrôle continu le font parce qu'ils savent très bien que c'est une sécurité pour les élèves, vu que ces exposés sont presque toujours surnotés. Et largement. Pour vous donner une idée, j'étais présente lorsque ma prof de culture antique a énoncé à haute voix les notes d'exposés du semestre : en gros, tout le monde a eu 14 ou 15. Tout le monde sans exception ! Ah non, pardon, j'oubliais la fille qui a eu 16. Pour avoir assisté à quelques exposés, je peux vous dire qu'oser mettre 14 minimum à tout le monde est franchement gonflé : quand un « exposé » devient une lecture, nez collé à sa feuille, d'arguments clairement repiqués dans LE pauvre bouquin de la biblio vers lequel tout le monde s'est rué quand la prof l'a cité, non, franchement, ça ne vaut pas 14.
Tout ça pour en venir au fait que l'année dernière, en contrôle continu, j'avais un peu plus de 15,5 de moyenne sur mes deux semestre de Lettres Modernes. Cette année, j'ai eu 12,5 à mon premier semestre. Et ce n'est pas parce que le niveau a soudain augmenté, même si certains professeurs deviennent (heureusement !) un peu plus exigeants en L3. Je n'ai certes pas été très assidue en cours, mais je n'ai surtout pas bénéficié des notes 'données' du contrôle continu. Je ne dis pas ça par aigreur (ma moyenne de 12,5, qui est d'ailleurs loin d'être honteuse comparée à celle de certains camarades en contrôle continu, est tout à fait méritée), mais pour prévenir les futurs étudiants qui verraient dans ce mode d'évaluation une solution miracle à la question des doubles cursus. L'examen final, c'est un peu le principe de la faculté poussé à l'extrême : aucun encadrement, une seule note en tout et pour tout par matière, donc pas de droit à l'erreur.

En Cinéma, mes notes sont restées correctes, mais l'enthousiasme de ma L2 n'était plus vraiment là, principalement en raison des conditions calamiteuses dans lesquelles les effectifs de L3 nous ont plongés (les classes surbookées, principalement). J'ai été intéressée par au mieux deux cours par semestre. L'intérêt de cette année aura vraiment été, en fait, de me préparer à la suite : j'ai commencé à penser un peu à la direction que j'allais prendre à terme (parce que bon, les études, c'est sympa, mais quand on se retrouve sans boulot après un doctorat, ça doit l'être beaucoup moins...), aux sujets d'étude qui m'intéressaient. Je sais que je veux travailler dans le cinéma plus tard, aucun doute là-dessus.

Voilà, en gros, mes nouvelles : gros désintérêt pour les Lettres (ce que je regrette, parce que je suis sûre que paradoxalement, je m'épanouirais probablement en Master de Lettres, mais il est juste hors de condition de continuer ce cumul de cursus), relative fatigue vis-à-vis des cours de cinéma. Là tout de suite, ce qui me motive, c'est ce qui m'attend dans les semaines qui viennent (la suite (ou pas...) des épreuves de la Fémis) ou dans les mois qui viennent (Montréal). Cette semaine, il me reste 4 partiels de Lettres à tenter de rater le moins possible, puis je suis en vacances. Jusqu'aux rattrapages, ou jusqu'à l'année prochaine...

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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Lundi 18 octobre 2010 1 18 /10 /Oct /2010 00:07

Une bonne nouvelle tombée la semaine dernière : ma demande d'inscription en examen final dans plusieurs cours de lettres a été... acceptée ! Je suis donc dispensée d'assiduité et de devoirs à rendre pour 4 matières de lettres, et ça, ça allège carrément mon emploi du temps ! Ca m'évite aussi de passer mes 15 partiels la même semaine, même s'il faudra tout de même en gérer 10 ou 11, ce qui risque d'être quand même un peu laborieux...
Mais je suis vraiment contente, ça me redonne un petit espoir de passer une année qui ne soit pas faite que de contraintes. Après, que je valide ma licence de lettres avec 15 de moyenne ou avec 10, je vous avoue que ça m'est complètement égal. Je suis juste heureuse de ne pas avoir à faire un choix que j'aurais peut-être regretté par la suite.
Cette décision me pousse aussi à commencer enfin à bosser. Parce que les cours ont beau avoir repris depuis 3 semaines, j'ai jusque là été incapable de me mettre à bosser, totalement paralysée à l'idée de me noyer à cause de cette fichue double licence.
Maintenant, je n'ai plus de raisons de ne pas m'y mettre.

Je peux même me tourner plus sérieusement vers mes gros projets de l'année :
- rater passer mon permis de conduire
- passer le TOEFL et obtenir un score pas trop minable
- trouver un projet de mémoire et un directeur de recherche pour mon master de Ciné
- constituer mes dossiers de demandes d'échanges pour l'étranger (CANADA CANADA CANADA)
- préparer les concours de deux écoles de cinéma
- trouver un stage pour l'été prochain

Je pourrais aussi faire une liste "à faire quand j'aurai moins de 30h de cours par semaine", mais j'ai déjà pas mal de pain sur la planche, là.
Et sinon, dans une semaine, je suis en vancances. Ah ah. :D

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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Lundi 11 octobre 2010 1 11 /10 /Oct /2010 00:53

 

D'ailleurs, la double licence, parlons-en. Plus j'y réfléchis, et plus je me dis que c'est une connerie monumentale : administrativement, on vous met le plus possible de bâtons dans les roues, et au final, j'ai comme l'impression que ça ne sert à RIEN.
Pour ce qui est des embûches administratives en tous genres : alors qu'un grand nombre d'élèves de L3 suivent 2 cursus en parallèle, ex-KH obligent, cette particularité n'est aucunement prise en compte lors des inscriptions, où les bi-parcours (approximativement 22h / cours par semaine, c'est vrai que c'est lourd comme emploi du temps.....) sont prioritaires sur nous, et où l'on nous refuse souvent une place dans des tds complets, alors qu'il est possible d'ouvrir les quotas pour supprimer une place dans un cours le lendemain. Chaque ufr a sa politique en matière de reconnaissance des cours suivis dans un autre ufr, et on n'est jamais sûr que tel cours sera bien validé dans nos deux ufrs.
Pour ce qui est de l'utilité d'un double parcours, plus j'y pense, et plus que je me dis que ça ne sert à rien, à quelques exceptions près, comme les double parcours qui apporteraient vraiment des connaissances distinctes et approfondies pouvant être utilisées par la suite (genre anglais / cinéma, qui serait un avantage pour postuler auprès d'une entreprise de cinéma qui voudrait une bonne maîtrise de l'anglais). Parce que là, j'aimerais bien savoir ce que je vais faire de plus, avec une licence de Lettres sur mon CV, que des élèves ayant seulement fait une licence de Cinéma. Je pourrai dire que je sais faire une dissertation ? Que j'ai des bases en linguistique ? Que je connais Tacite et la vie d'Auguste ? Avant de vous lancer dans une double licence, réfléchissez-y à deux fois, et préférez de loin les parcours aménagés quand ils existent (avec le recul, je me dis que je n'aurais pas perdu grand-chose à faire plutôt une licence de Cinéma parcours Lettres, et que ce parcours aurait en plus été réellement aménagé...). Sauf si vous savez vraiment que vous aurez un profil intéressant en ayant deux licences. Ce qui n'est vraiment pas mon cas.

Je dois dire que la licence de Lettres Modernes en elle-même n'est pas étrangère à tout ça, bien au contraire. Je n'ai repris les cours que depuis deux semaines, mais je me demande déjà chaque jour pourquoi je continue cette foutue licence, dont les cours m'ennuyent de plus en plus. Surtout que je sais que je continuerai pas en Master de Lettres plus tard.
Je crois que je continue en grande partie par pression familiale, parce que ma mère est persuadée qu'avec une licence de Cinéma, on ne fait rien. Elle a raison, en un sens. Sauf qu'avec une licence de Lettres, on ne fait rien non plus. Excepté prof, et ce n'est pas le genre de métier que j'ai envie de faire par défaut. Je continue aussi parce que je n'ai pas envie que ce soit la première chose que j'abandonnerais vraiment dans mon parcours scolaire, alors qu'au niveau des résultats, je n'ai pas (encore) de raison objective d'abandonner. Mais je vais en cours uniquement parce que les profs font l'appel, et j'ai fait une demande d'inscription en examen final (pas d'obligation d'assiduité, pas de devoirs à rendre) dans le plus de cours possible. Si ma demande est rejetée, je pense que j'envisagerai l'abandon avec beaucoup plus de sérieux.
Je suis déprimée d'avoir deux fois plus de cours qu'un élève normal, d'enchaîner parfois 5h de cours sans pause (il n'y a pas d'intercours à la fac), de devoir déjeuner entre 10h et 10h30 à cause de cette licence qui ne m'apporte plus aucun plaisir.
J'ai l'impression de me noyer. Déjà. Peut-être parce que rendre 15 dossiers au cours d'un semestre, ça me paraît irréalisable. Peut-être parce que passer 15 partiels dans une même semaine, c'est purement et simplement du suicide. Je ne sais pas si tout a à ce point changé depuis l'année dernière, où j'ai validé mes L2 avec des moyennes relativement bonnes. Peut-être que je pourrais avoir les mêmes résultats cette année.
Mais à cause de cette fichue double licence, je ne peux pas bosser à côté des cours, je ne peux pas faire de stage, je ne peux pas me consacrer correctement aux projets que j'ai à côté des cours (passer mon permis de conduire et préparer des concours d'écoles cinéma, entre autres), je recommence à dormir 5h par nuit, à m'écrouler quand je rentre chez moi et à avoir l'impression de ne plus gérer ma vie en dehors des cours.

Je suis désolée de ce pavé illisible, mais il est aussi – surtout ? – pour moi, parce que j'ai besoin de me poser deux minutes avant d'entamer cette troisième semaine de cours, qui me paraît plutôt être la vingtième. Je ne veux pas céder à la facilité en abandonnant les lettres d'un claquement de doigts. Je ne veux pas non plus vraiment continuer, mais peut-être que je regretterai si j'arrête maintenant et que je me retrouve à avoir 15h de cours par semaine seulement.
La seule façon que j'ai trouvée pour ne pas perdre pieds, c'est de me tourner autant que possible vers l'avenir. De me dire que c'est ma dernière année comme ça, à 30h de cours par semaine, avec de la linguistique, des cours à 60 élèves par classe. Je me renseigne sur les écoles de cinéma. Sur les Masters 2 qui mèneraient aux boulots qui m'intéressent (même si, avant ça, il faut passer par un Master 1, et rien que de penser à de nouvelles inscriptions pédagogiques...). Sur les possibilités de fuir loin pour cette année de M1, fuir où on parle anglais, ou français avec un accent bizarre. Dans une ville avec des initiales cool, comme N.Y. ou L.A.. Ou dans une ville sans initiales, comme Montréal.

Sur ce, je vais arrêter là cet article déjà bien trop long, le mettre sur mon blog, et me demander toute la nuit si ça valait bien le coup de vous le faire partager...

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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