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Samedi 21 novembre 2009

Il est maintenant 3h30 et j'ai décidé de continuer sur ma lancée, pour une foisque j'arrive à me poser pour écrire quelques articles. Bon, je vous rassure, cet article sera plus court que le précédent, puisqu'il ne s'agit que de ma petite expérience post-prépa et pré-fac.

Je vous avoue que j'ai la flemme d'aller vérifier ce que j'avais écrit dans mes premiers articles, mais il me semble que je disais qu'après mon année de prépa, je voulais rejoindre la fac pour aller en L2 de Lettres Modernes et en L1 de Cinéma. Ca me semblait un parcours 'logique' et pas tellement compliqué. Ensuite j'ai découvert à quel point la philo pouvait être passionnante, même à 8h du matin, et j'ai commencé à me renseigner sur les possibilités de faire une bi-licence Lettres Modernes parcours Cinéma, formation proposée par Paris III. Bon, pour rompre le suspense, je vous annonce directement que j'ai fini par changer de parcours au dernier moment, lorsque je me suis rendu compte qu'il serait absolument impossible de suivre deux licences dont une avec un parcours particuliers se déroulant en plus dans une autre fac.

Nous sommes donc en juin / juillet, et je débarque comme une fleur à la fac, histoire de me renseigner sur l'admission en licence de Cinéma. Je pars avec au moins un a priori en tête : la fac n'étant pas censée être sélective, j'aurai une place sans problème. Sauf qu'en rencontrant la secrétaire de l'UFR de Cinéma, j'apprends que je suis assez loin du compte. En effet, non seulement la licence est sélective en première année, mais la priorité est en plus accordée aux bacheliers de l'année en cours. Bref, la gentille secrétaire m'explique qu'en gros, mes chances d'entrer en première année s'approchent du néant. Et elle ajoute assez vite : « Mais faites donc une demande en deuxième année. Y a aucune demande pour la deuxième année, vous aurez sûrement votre équivalence. » C'est à ce moment-là que je me dis qu'un truc a dû lui échapper : je ne viens absolument pas d'une prépa option cinéma, je n'ai même jamais étudié la matière jusque là. Sauf que quand on vient de prépa, ma p'tite dame, ce n'est pas la même chose. En gros, on estime que vous êtes capables de rattraper une année tout seul comme un grand.
Bref, je repars avec un dossier de demande d'équivalence à remplir et à ramener quelques jours plus tard (comme quoi j'ai eu une bonne intuition en allant à Paris III ce jour-là...).
Je constitue mon dossier avec mes bulletins de prépa et mes notes de KB, ma lettre de motivation travaillée et rereretravaillée et surtout la feuille qui indique que j'ai mes 60 crédits ! Et 2/3 semaines plus tard, je reçois la feuille qui m'apprend que non seulement j'ai mon équivalence en L2, mais qu'en plus je n'ai aucune matière à rattraper.

Voilà, c'est comme ça que je me retrouve aujourd'hui en L2 de Lettres Modernes et de Cinéma-Audiovisuel... Je pense que mon dossier (surtout les notes) et ma lettre de motivation ont dû pas mal jouer en ma faveur, mais le fait de venir de prépa est vraiment considéré comme un plus ! Bon, je ne peux pas vous garantir qu'il est possible de 'gruger' dans toutes les facs et toutes les licences, mais qui ne tente rien n'a rien ! Je connais en tout cas une autre camarade qui a eu une équivalence en L2 de Science Politique et Histoire, ou quelque chose dans ce goût-là, une bi-licence par ailleurs très sélective dès la L1. Bref, autant il est en général impossible d'avoir une équivalence en droit, par exemple, autant on peut toujours tenter les matières qui approchent de près ou de loin la prépa, en faisant valoir que, comme on vient de prépa, on est super bosseur et on s'en sortira forcément bien (ahah) !

Prochainement (je ne suis pas sûre d'être capable d'enchaîner sur un 3ème article là tout de suite...), un article sur la fac elle-même et mes cours, parce qu'il y a beauuucoup à en dire.

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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Samedi 21 novembre 2009

Il est 2h30 du matin, je viens de répondre à des commentaires postés sur mon blog il y a à peu près un mois, bref, rien à signaler. Comme promis, je vais essayer de faire un petit point sur la question des équivalences, et, dans la limite de mes connaissances, sur l'admission en khâgne. Pour ce dernier point, autant vous dire que je vais être très très brève, étant donné que j'ai suivi d'un peu loin la procédure d'admission en KH. D'un autre côté, elle concerne surtout les lycées sans KH, qui sont loin d'être majoritaires.

En théorie, quelques semaines (ou mois...) après votre entrée en prépa, se pose la question de l'inscription cumulative à la fac. En général, 90% des élèves sont un peu en panique parce qu'ils sont allés en prépa justement parce qu'ils ne savaient pas quelle matière ils voulaient continuer après le bac. Bon, il y a des gens qui ont déjà une préférence, donc ils choisissent sans trop de problème la matière dans laquelle ils voudront une équivalence. Et il y a les gens qui choisissent un peu au pif la matière et la fac. Pour la matière, à la rigueur, ce n'est pas trop problématique : vous pouvez tout à fait faire une inscription cumulative en Histoire et rejoindre la fac en Lettres après l'HK. Bon, forcément, c'est plus facile si vous vous êtes inscrits dès le début dans la bonne licence et la bonne fac... Pour la fac, il est également possible de changer après l'HK, mais j'ai cru comprendre que les démarches administratives étaient assez contraignantes quand même. (« démarches administratives », « contraignantes »... je crois qu'on appelle ça un pléonasme.)
Bref, si j'ai un conseil à vous donner (il est peut-être un peu tard pour les actuels HK...), c'est de choisir dès le début la bonne fac. Bon, je m'adresse surtout aux Parisiens, vu que je ne connais pas du tout les facs de province. Mais en gros, ne vous inscrivez pas à Paris III si vous hésitez entre une licence de Lettres Modernes et de Lettres Classiques, par exemple. Essayez de choisir une fac qui propose plusieurs des licences entres lesquelles vous hésitez. C'est comme ça que je me suis décidée pour Paris III, qui est une des rares facs à proposer à la fois des licences de Lettres Modernes, Philosophie et Cinéma.
Voilà, ça c'est pour le début de l'année. Mais c'est surtout à la fin de l'année que tout ça redevient important si vous décidez de rejoindre la fac (je ne sais absolument pas comment les élèves qui vont en KH se débrouillent, donc je ne m'avancerai pas sur le sujet). Il y a l'histoire des crédits. Là non plus, je ne veux pas trop rentrer dans les détails, pour éviter de dire trop de bêtises (si jamais certains veulent rectifier ce que je dis, qu'ils n'hésitent pas à poster un commentaire sous l'article !). En gros, une année en fac vaut 60 crédits (30 crédits par semestre). D'après ce que j'ai compris, la prépa a adopté le même fonctionnement depuis assez peu de temps, et, lorsque vous finissez votre première année, la prépa vous 'donne' vos 60 crédits si elle estime que vous avez réussi votre année. Bon, en théorie, tout le monde a ses crédits, sauf les gens ayant abandonné la prépa avant la fin de l'année, les sécheurs chroniques et ceux qui ont arrêté complètement de bosser : normalement, même si vous vous rétamez magistralement pendant l'année, les profs vous donnent vos crédits à condition que vous fassiez des efforts. Là, je vais dériver sur mon expérience personnelle, parce que je ne suis pas sûre que ça se passe exactement de la même façon dans toutes les prépas.
A la fin de l'année, les profs nous ont distribué plusieurs papiers. Une feuille pour la fac avec au recto un pseudo bulletin de notes à remplir (notes / appréciations, sans classements ni rien, j'crois que la fac n'a pas tout compris à la prépa...), des cases à cocher pour dire si on continuait en KH ou pas et au verso une « feuille de validation d'acquis » où la fac vous dit à quel niveau elle vous accepte, et si vous avez des cours à rattraper. (Enfin ça c'est pour Paris III et pas mal de facs parisiennes, mais il se peut que les choses soient un peu différentes ailleurs). La prépa envoie cette feuille à la fac, qui vous la renvoie et vous indique si elle vous accepte en seconde année (en général, c'est le cas).
Si je me souviens bien, vous avez aussi le droit à une feuille qui décrit le contenu des cours, et dont je n'ai jamais trop compris l'utilité, vu que la fac ne la récupère pas. Mais il y a surtout une feuille magique qui atteste que vous avez bien vos 60 crédits, et que vous avez donc validé une année dans le supérieur. Et accessoirement, vous avez aussi une mention pour votre année. Je ne vais pas rentrer dans les détails (ce sera la surprise, ah ah !), mais d'après ce que j'ai pu voir, à peu près tous les élèves qui ont eu leur passage avaient mention B minimum (c'est A / B / C / D / E / F je crois). Bref, on ne sait pas trop à quoi ça sert, sauf si vous avez les dernières mentions, qui vous font perdre vos crédits. Bon j'avoue, ça m'a fait quelque chose quand je me suis dit que c'était peut-être la dernière mention TB (A) de ma scolarité... Voilà, je reviendrai dans un autre article sur cette feuille, à laquelle je voue un culte depuis qu'elle m'a permis d'entrer en L2 de Cinéma.

Pour ce qui est du passage en KH (quand on vient d'un lycée sans KH, je précise), comme je l'ai dit précédemment, je ne vais pas m'avancer. J'ai vaguement cru comprendre qu'il fallait se débrouiller un peu par soi-même et amener son dossier directement aux lycées convoités. Il y a des histoires de fiche A et de fiche B, de classement et tout, mais je vous avoue que je n'ai pas franchement suivi la procédure à l'époque... En fait il y a surtout trois points sur lesquels j'aimerais revenir.
D'abord, le passage en KH quand on vient d'une prépa 'orpheline', et qui plus est d'une 'petite' (quoique j'ai l'impression que ça se discute de plus en plus !) prépa. Beaucoup de gens déconseillent les petites prépas ou les prépas sans KH parce qu'il serait soi-disant plus difficile d'aller en KH ensuite. Pour vous donner une idée, mes anciens camarades de classes sont dispersés dans les KH de Henri IV, Fénelon, Condorcet, Ferry, Monet, Boucher, et plusieurs prépas de banlieue. Et d'après ce que j'ai comme retours, je n'ai pas l'impression que ceux qui ont atterri dans des KH particulièrement prestigieuses aient plus de difficultés que leurs camarades qui étaient déjà dans le lycée en HK. (D'ailleurs Valérie, si tu me lis et que tu trouvers le temps entre 2 DM et 3 khôlles de venir parler de la KH, j'attends ton témoignage !) En gros, si vous avez du potentiel et que vous êtes motivés, vous ne perdrez pas votre année dans une 'petite' prépa, au contraire ! Et quelque part, on peut même trouver un avantage à aller dans une prépa sans khâgne : il y a des élèves qui sont aujourd'hui dans des KH prestigieuses qui les avaient refusés après la Terminale... Je pense qu'un élève qui sort de Terminale et un autre qui sort d'une année d'HK ne sont absolument pas considérés de la même manière. Si je m'appuie sur les KH où sont allés des élèves qui avaient à peu près le même dossier que moi en HK, j'en déduis que j'aurais pu être acceptée par des KH qui ne m'auraient jamais prise après mon année de TL, tout simplement parce que je n'étais pas particulièrement bosseuse et que mon dossier le reflétait. Pour vous donner une idée, j'étais mieux classée à la fin de mon année d'HK qu'à la fin de mon année de Terminale, sachant que notre classe de TL comptait 26 personnes, et que même si beaucoup d'entre elles sont allées en prépa par la suite, le niveau n'était certainement pas plus élevé qu'en prépa. Bref, je me suis vraiment réveillée en HK, et j'aurais pu aller en KH sans problème si j'avais voulu. Et hop, un cliché en moins pour la route.
Ensuite (vous aussi, vous trouvez que cet article commence à être VRAIMENT long ? pensez un peu à moi qui vais devoir le relire à une heure où les pires fautes d'ortaugrafe ne me sautent pas aux yeux...), j'aimerais parler un peu des gens qui n'ont pas leur passage en KH. Parce que les petites prépas ne donnent pas de passage 'au rabais', au contraire, et c'est sans doute pour ça que les 'grandes' KH ne semblent pas méfiantes vis-à-vis des élèves des petites prépas... Je n'ai plus les chiffres en tête, mais il me semble qu'un certain nombre d'élèves n'ont pas eu leur passage en KH. Et bien les profs ont encouragé beaucoup d'entre eux à postuler tout de même en prépa, dans des 'petites' KH qui ne sont pas surchargées comme les grandes parisiennes et acceptent des élèves avec un dossier pas forcément excellent dans toutes les matières. Il y a pas mal d'élèves qui n'ont pas eu leur passage en raison de quelques points faibles, même s'ils étaient excellents dans une discipline. Et aujourd'hui, il me semble que la majorité des ex-HK de la classe sont en KH et s'y plaisent. Je ne vais pas m'étendre là non plus là-dessus, mais j'en retiens qu'il est tout à fait possible de faire au moins deux ans de prépa en passant par un petit lycée, même sans être systématiquement en tête de classe.


Voilà, j'ai l'impression d'avoir donné pas mal de détails, j'espère que j'ai été globalement claire... Si j'ai le courage, j'embraie sur un article qui parlera de mon expérience et de la façon dont la fac aime les élèves de prépa (si si...).

Par Colombe - Publié dans : Post-hypo
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Jeudi 12 novembre 2009
... pour me rappeler de me bouger et d'écrire enfin un nouvel article !
Je crois que mon deuil de la prépa est officiellement terminé, je me considère enfin comme une étudiante, alors qu'en prépa, je me sentais encore un peu lycéenne, au fond, et les gens autour de moi me considéraient sans vraiment me le dire comme tel. (Réaction de mon frère à mon entrée en fac : "Alors, ça te fait quoi d'être une étudiante ?"... heuuuu et pendant un an, j'étais quoi, gros malin ?)

Bref, tout ça pour dire que je n'ai pas du tout abandonné mon blog, c'est juste qu'il faut que je trouve par quoi commencer. Ben oui, avec mon entrée en fac, j'ai plein de choses à vous raconter ! Déjà, les équivalences (et un peu du passage en khâgne quand on vient d'un petit lycée, quand même, histoire de me moquer de mes pauvres anciens camarades qui passent leurs journées sur la Turquie quand mon boulot est de voir Taxi Driver, L.A. Confidential ou encore Dark City. (Je vous rassure, j'ai aussi du "vrai" boulot !)). Et puis aussi la fac, le MONSTRE fac.

Mais je peux au moins vous dire que je suis contente d'être à la fac ! :D Bon, en partie parce que je ne suis pas en khâgne. Mais aussi pour la fac elle-même, qui, même si elle a plein de défauts (et j'y reviendrai !), a aussi des qualités que la prépa n'a vraiment pas. Et le truc le plus dingue : j'ai de nouveau une vie sociale ! Bon, j'peux pas encore vous dire si le fait de sortir 3 soirs par semaine en moyenne influera sur mes résultats scolaires, mais en tout cas ça fait du bien, après une année passée à (ne pas) dormir / bosser / manger.

Pour vous mettre l'eau à la bouche, les prochains articles parleront de :
- du prof qui a l'air d'avoir 18 ans et qu'on tutoie jusqu'à ce qu'on se rende compte que c'est le prof
- du mec qui a une trousse "Ensemble tout devient possible" avec la tête de Sarko dessus, même que c'est pas une blague
- des gens qui arrivent 1h45 après le début du cours et qui repartent cinq minutes plus tard parce qu'ils se sont trompés de salle
- de latin (parce que la meilleure, c'est que j'ai été OBLIGEE de continuer !)
- de zombies (si si, on peut avoir un partiel sur les zombies)

Voilà, je crois que ça fait déjà pas mal de choses, la suite au prochain numéro !

Ah si, je dois quand même ajouter que demain... dîner des anciens de prépa à côté de VH ! J'ai honte mais ça fait un mois que j'y pense et j'ai hâââââte !
Par Colombe - Publié dans : Blog ?!
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Samedi 12 septembre 2009

Avant de quitter totalement la sphère hypokhâgneuse, avant de déclarer tout ça officiellement terminé...

La question qui est le plus souvent revenue dans la bouche de ceux, professeurs, parents, amis, qui ont tenté de me pousser à aller en Khâgne, à rempiler pour un an, était celle-ci : « Tu es sûre que tu ne vas pas regretter ? » Je crois que j'en ai parlé il y a quelques mois, alors que l'année était sur le point de s'achever, que les dossiers des futurs KH étaient partis depuis longtemps, et que ma prof de philo, à la dernière heure du dernier cours, me posait une dernière fois cette question (vouvoiement de rigueur, bien sûr)...
La réponse était oui : oui, je suis sûre que je ne le regretterai pas. Si j'avais eu le moindre doute, si j'avais pensé que je me pourrais plus me plaire en Khâgne qu'en fac, j'aurais probablement sauté le pas et rempli ces petites fiches avec leurs petites cases pleines de choix alléchants (une Khâgne Lyon spé géo ? le rêve !).

 

J'étais sûre de moi. Et je lui suis toujours autant : s'il y a quelque chose dont je serai (suis ?) nostalgique, c'est bien de l'Hypokhâgne ! Si je devais choisir entre aller en KH ou refaire une année d'HK, je choisirais la deuxième solution sans hésiter. Se lancer dans l'aventure avait quelque chose d'excitant, je ne savais pas trop dans quoi je mettais les pieds. La décision d'aller en Khâgne me semble bien différente : on sait à quoi s'attendre après un an de prépa. Les khôlles, les concours blancs, les nuits quasi blanches...
Je viens juste de remarquer que nous sommes le 12 septembre : depuis 10 jours, les anciens HK sont devenus Khâgneux. Dans un mois tout pile, je reprends les cours. J'étais presque jalouse, après la Terminale, de tous ceux qui avaient choisi d'aller à la fac, et avaient au moins un mois de vacances de plus que nous, les futurs martyrs... Et maintenant, je récupère ce mois que la prépa m'avait... disons 'emprunté', et je me rends compte que j'envie presque les Khâgneux : certes, ils se retrouvent pour la plupart dans des classes de 65 élèves, avec deux fois plus de boulot qu'en HK, mais ils vivent déjà toute cette excitation liée à la prépa, mélange d'angoisse et d'adrénaline. Ce que moi, j'ai refusé pour aller à la fac. Quelque part, j'aimerais presque que les cours soient avancés d'un mois. J'aimerais bien pouvoir leur raconter mes cours aux intitulés prometteurs, mes semaines de 30h... C'est assez bizarre, de se retrouver un peu laissé au bord de la route, comme l'ont été ceux qui ne sont pas allés en HK et que l'on a peu à peu perdus de vue au fur et à mesure que l'année s'écoulait.
J'ai presque l'impression que l'HK me manque déjà. J'aimerais pouvoir me glisser dans la salle de classe des nouveaux HK, écouter les profs faire peur aux élèves avec leurs bibliographies interminables. Les Khâgneux ont découvert de nouveaux profs, une nouvelle classe. Moi j'attends de commencer quelque chose de neuf et de différent, et pour le moment, j'ai un ridicule petit pincement au coeur en me disant que notre HK ne nous appartient plus, comme elle n'appartient plus à ceux qui l'ont peuplée avant nous. Les profs ont de nouveaux élèves à sous-noter, la proviseure de nouveaux HK sur lesquels se défouler...

Mais au fond, le fait que je ne ressente pas la fin de l'HK comme une libération prouve quelque chose : la prépa n'était pas un bagne, au contraire. Mais il est vraiment temps de considérer que cette année de ma vie est définitivement achevée, parce que consacrer tout un article dont le titre suggère l'absence de regrets à l'année qui vient de s'écouler... c'est pitoyable...

Par Colombe - Publié dans : Post-hypo
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Lundi 7 septembre 2009

 

 

Si vous avez lu le tout premier article de ce blog, ou si vous êtes vous-mêmes un adepte de l'adjectif « hypokhâgneuse », vous savez que le titre de mon blog est tiré du correcteur orthographique de Mozilla, qui, connaisseur, me proposait d'écrire plutôt « hypokhâgne use ».
N'étant désormais plus une « hypokhâgneuse », mais une « fakheuse », j'ai bien entendu consulté le dieu Mozilla afin d'obtenir son avis sur ce nouvel adjectif barbare... Et bien si j'en crois ses prédictions, l'année qui s'annonce risque de ne pas être non plus de tout repos : à la place de « fakheuse », Mozilla me propose « faucheuse » (puis « fâcheuse », pas franchement plus engageant...) !

Tout ça pour vous dire que j'ai décidé de relater quelques événements de ma nouvelle vie de fakheuse sur ce blog.

Etant donné le nombre écrasant d'élèves qui, après le bac, décident de se diriger en fac plutôt qu'en prépa, je ne voyais pas l'intérêt d'ouvrir un nouveau blog pour rendre compte de cette année : il est facile de trouver des témoignages d'élèves en fac, par des forums ou autres, alors que les témoignages sur la prépa, s'ils commençent à se généraliser comme en témoigne la profusion de blogs des nouveaux HK, restent encore marginaux...
Je pouvais également choisir d'arrêter là mon blog, puisque mon aventure hypokhâgneuse est à présent terminée. Mais si vous avez déjà écumé les blogs d'hypokhâgneux les plus anciens, vous aurez certainement remarqué que très peu d'entre eux continuent au-delà de la khâgne, voire de l'hypokhâgne : je ne sais pas si c'est lié à une déception de se retrouver dans un univers que l'on n'a pas forcément choisi (après un refus de passage en khâgne ou un échec aux concours, par exemple), mais visiblement, peu d'anciens prépateux ont ressenti le besoin de continuer à raconter leurs aventures dans le monde des études supérieures. Pourtant, on sait bien que la plupart des élèves en prépa littéraire finiront à la fac, que ce soit après 1, 2 ou 3 ans de prépa.
Bref, je ne sais pas encore à quelle fréquence je posterai des articles, ni exactement quel sera leur contenu, mais voilà comment j'envisage la suite de ce blog : non pas une comparaison entre la fac et la prépa, mais plutôt la description d'une transition. Je sais que beaucoup d'(hypo)khâgneux considèrent la fac comme un milieu hostile, et j'aimerais, pourquoi pas, les faire changer d'avis sur un type d'études qu'ils méprisent assez souvent...

A vrai dire, la seule question qui m'ait vraiment posé problème est celle-ci : suis-je
représentative ? Effectivement, Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple et dont l'exécution n'aura point d'imitateur... (Brûlons Jean-Jacques une bonne fois pour toute !) Pour commencer, je ne connais absolument pas les statistiques en la matière, mais d'après ce que j'ai pu observer, il me semble que la majorité des élèves en HK passent en KH. J'imagine donc qu'il y aura des différences entre un élève qui passe d'HK à la fac et un autre qui passe de HK (voire de sa 2ème KH) à la fac. M'enfin à la rigueur, il n'y a peut-être pas de gouffre entre ces deux situations.
En fait, il y a surtout deux particularités qui font que mon parcours en fac ne sera peut-être pas le plus représentatif qui soit. Déjà, je suivrai deux licences en parallèle, dont une qui constitute déjà un double parcours. Vous suivez toujours ? En gros, j'aurai 35h de cours par semaine, au lieu de... beaucoup moins pour une licence « simple », et si je mène le tout à terme, j'aurai le choix entre trois Masters différents. Mais là encore, ce n'est pas extraordinaire : plusieurs élèves choisissent de suivre deux licences après une prépa, histoire de conserver un minimum de pluridisciplinarité. Le plus fun, ce sont les licences elles-mêmes : d'un côté, Lettres Moderners parcours Philosophie, ce qui n'a rien de très original, et... Cinéma et Audiovisuel ! Bref, non seulement ma fac me permet de suivre deux cursus totalement différents, mais elle m'a en plus accordé une équivalence (puisque j'entre en L2 dans les deux licences) dans une matière que je n'ai JAMAIS suivie de ma vie !
Vous avez le droit de me trouver suicidaire, mais j'ai fini par me faire à l'idée, et je suis à peu près blindée contre les remarques pessimistes en tout genre... En conclusion (vous aussi, vous trouvez qu'elle met toujours du temps à arriver, celle-là ?), je vous dis tout ça pour que vous vous mettiez dans la tête que je ne vais pas suivre le parcours le plus banal qui soit : si je ne suivais qu'une licence, je pense que je ferais tout pour la réussir au mieux. Là, je vais juste tenter de valider mes deux licences, peu importe que ce soit avec 16 ou 10 de moyenne à l'arrivée. Ce n'est donc pas parce que je me plante (et hop, une petite note ultra optimiste pour la route) que les anciens HK et KH ne réussissent pas globalement très bien une fois en fac.

Vous voilà avertis ! Comme je l'ai répété dans quasiment chaque article de mon blog : ceci n'est que mon expérience personnelle, et elle est loiiiiin d'être universalisable ! C'est d'ailleurs pour ça qu'il est vraiment génial que les blogs d'(hypo)khâgneux se multiplient : il y a certainement autant de façon de vivre une prépa (et ce qui suit) que d'élèves.

Bientôt, un article plus 'technique' sur la magie des équivalences !
Et bonne rentrée à tous !

Par Colombe - Publié dans : Aventures fakheuses
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Dimanche 12 juillet 2009
 

Le jour où j'ai quitté une pièce de théâtre au premier entracte


Dernier mois de l'année. J'ai déjà vu pas mal de pièces de théâtre grâce aux abonnements proposés par le prof de théâtre aux élèves non-optionnaires, mais il m'en reste encore deux ou trois. L'ambiance en cours est déjà très relâchée, on sent que la fin de l'année est proche. Autant dire que pour aller voir des pièces choisies au début de l'année, quand on était encore jeune et en bonne santé, il faut se motiver. Mais bon, j'ai payé les pièces, et puis j'aime le théâtre (en théorie). Alors quand j'apprends que je vais voir Faust de Goethe aux Ateliers Berthier, je me dis que ça ne peut qu'être bien. Je suis un poil refroidie quand j'apprends que ça dure plus de trois heures, mais bon, c'est quand même Goethe, je ne peux pas louper ça. Je me décide à y aller. Sauf qu'en faisant quelques recherches sur internet, je me rends compte que la pièce est en... (roulements de tambour)... LITUANIEN SURTITRE. Oui oui, vous avez bien lu. Vous avez déjà vu une pièce en lituanien surtitré, vous ?! (Le premier qui dit oui gagne mon admiration et ma pitié éternelles.) Surtout une pièce allemande en lituanien surtitré... Voulant partager ma crise de fou-rire solitaire, j'envoie un texto à quelques camarades de classe. Ceux qui n'ont pas pris d'abonnement se moquent de moi, les autres tombent des nues.
Après un long débat intérieur, je décide quand même d'aller aux Ateliers Berthier. La pièce commence. Là, je comprends pourquoi elle dure plus de trois heures. Quelques regards échangés en coin avec ma voisine de siège, en essayant d'étouffer nos rires. 45 mn de torture plus tard et un miracle se produit : un entracte ! Je sors, retrouve quelques camarades, qui pour plusieurs d'entre eux s'en vont se poser dans un café pour la fin de la soirée. Je me moque du sort qui attend ceux qui décident courageusement de rester au moins jusqu'au prochain entracte, et je reprends le métro.
Le meilleur moment de la soirée restera pour moi celui où le système de surtitrage a déconné et s'est arrêté pendant une minute : à cet instant précis, j'ai vraiment saisi toute la profondeur de la pièce.
J'adresse tout de même mes sincères excuses à Vladas Bagdonas, Povilas Budrys, Vladimiras Dorondovas, Diana Gancevskaite, Kestutis Jakstas, Gabrielia Kuodyte et aux autres.

Par Colombe - Publié dans : Hypo-réalité
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Dimanche 12 juillet 2009


En relisant en diagonale certains articles de mon blog (non pas que je sois égocentrique à ce point, mais c'est assez drôle de relire tout ça avec le recul que j'ai maintenant), je me suis rendu compte d'un défaut dû à la faible fréquence de publication des articles : il manque beaucoup d'anecdotes sur la prépa, qui marquent sur le moment mais auxquelles on ne pense pas forcément quand on essaie de tirer un bilan sur plusieurs jours.
Bref, je me fais plaisir en essayant de me rappeler quelques moments complètement surréalistes (oui, je sais, l'utilisation du mot est très mauvaise, mais dans votre grande indulgence, vous me pardonnerez :D) de cette année, en espérant qu'ils puissent aussi vous faire sourire. (Ou vous effrayer, ç'pas mal non plus.)



Le jour où on s'est battus pour aller en CB d'anglais


1er concours blanc. Depuis quelques jours, le lycée est perturbé par le mouvement lié aux manifestations contre les réformes et a déjà été bloqué plusieurs fois. Mais les (hypo)khâgneux savent qu'ils sont au-dessus de ça : ils ont un super-pouvoir, celui de passer au travers du moindre blocage lycéen (ok, ça ne sert pas à grand-chose, je vous l'accorde). Sauf que ça, c'est dans le cas de 99% des lycées ayant une classe prépa. Ce n'est pas que chez nous, les lycéens soient particulièrement vils et méchants (imaginez un blocage monté vers 8h avec 3 poubelles et par 10 lycéens : vous avez une bonne idée du truc), non non, même qu'ils sont prêts à nous laisser gentiment passer pour qu'on se rende à nos épreuves de CB (avec tout l'entrain lié à l'événement, bien entendu). Mais la veille de notre épreuve d'anglais, les optionnaires de théâtre et ceux de géo n'ont pas réussi à franchir les portes du lycée. La faute à qui ? Aux lycéens, qui ont soudain pris conscience que nous empêcher de gratter 5h dans la même salle sept jour de suite pourrait sauver notre santé mentale et physique ? Non. La personne qui a empêché les élèves de passer, c'est... la Proviseure. Si si. Parce qu'elle sait bien que nous soutenons les lycéens, au fond. Donc bon, le blocage, tu l'as voulu, tu l'assumes, c'est aussi simple que ça. Bref, la proviseure jarte fissa du lycée les quelques élèves qui ont eu l'audace de vouloir plancher sur leur sujet de CB, même s'ils sont déjà installés et prêts à composer.
Ne faisant ni géo ni théâtre, j'ai seulement la surprise d'apprendre la nouvelle dans l'après-midi, plutôt atterrée par la chose. Le mieux, c'est que cette chaaaarmante proviseure (vous vous demandez encore l'avantage d'un lycée sans khâgne ? la proviseure ne pourra pas nuire à mon dossier :D) informe les élèves que l'épreuve est reportée au samedi suivant, premier jour des vacances. Je vous laisse imaginer comme l'annonce fait des heureux.
Mais en fait, ce que je voulais vous raconter se passe le jour suivant, celui de l'épreuve d'anglais. La veille, le prof a pris soin de nous demander par mail d'arriver à 7h45, histoire d'être sûr de pouvoir composer... (Imaginez la joie de ceux qui habitent à plus d'une heure du lycée.) Bref, on se retrouve donc le jour J devant la porte arrière du lycée, qui n'est pas bloquée. On est tous légèrement hystériques/surexcités/énervés, et deux élèves ont même la brillante idée de se faire la courte-échelle pour voir s'il y a quelqu'un dans la cour ou non. Résultat : grosse frayeur pour le prof (à deux, ils atteignent quand même l'extrêmité du mur, qui est loin d'être bas...) et gros fou-rire pour moi qui essayais vaguement de les dissuader. Au bout de 15 mn d'intenses négociations téléphoniques (parce que passer une épreuve de CB, c'est un honneur, pas une obligation...), le CPE nous ouvre, l'air de s'être réveillé 10mn plus tôt, presque énervé qu'on ose le déranger dans sa sieste pré-blocus.
Voilà comment on s'est battus (bon, ok, comment le prof s'est battu...) pour que l'épreuve d'anglais ait bien lieu. (Mandieu, que les hypokhâgneux sont des êtres violents et belliqueux !)

Par Colombe - Publié dans : Hypo-réalité
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Lundi 29 juin 2009




« Et si c'était à refaire ? » me demandait une future hypokhâgneuse dans un commentaire, il y a quelques semaines.
Les gens qui continuent à me dire, encore aujourd'hui « Mais pourquoi tu abandonnes la prépa ? C'est teeeellement dommage ! » n'ont clairement pas la bonne réponse à cette question. Ce n'est pas parce que je ne vais pas en Khâgne (le prochain qui me dit que j'ai « abandonné » la prépa, je l'assomme à coups de Gaffiot ou de Palgrave (mes petits camarades qui passent sur ce blog de temps en temps comprendront)) que je n'ai pas aimé mon année d'Hypokhâgne. Oui, oui et trois fois oui : si c'était à refaire, je re-signerais sans hésiter une seconde !

Je ne vais pas mentir en vous disant que je me suis éclatée toute l'année, que je n'ai jamais eu envie de partir... Bien sûr qu'en décembre, quand il fallait se lever à 6h45 et partir au lycée, après avoir dormi 5h, dans le froid et la nuit, je n'avais qu'une seule envie : être ailleurs. Pas vraiment partir, mais juste être ailleurs pour quelques jours. (En prépa, on mesure pour la première fois la nécessité au sens fort des vacances.) Oui, il y a eu des moments difficiles. Mais il y a aussi eu des moments à côté desquels j'aurais regretté d'être passée. Je ne vais pas détailler, parce que chacun prend de la prépa ce qu'il veut en prendre, mais je retiendrai quand même les fous rires incontrôlés / incontrôlables, les moments de complicité, les coups de gueule (parce que p*tain, parfois ça fait du bien !), l'euphorie des khôlles réussies...

Il y a quelques jours, j'ai trouvé LE mot. Le mot qui définit exactement ce que la prépa a été pour moi. Je l'ai même écrit sur le dos de ma main pour ne pas l'oublier, c'est vous dire. « Impulsion ». Bon, oui, il a l'air tout con, ce mot de 3 syllabes, vu comme ça. Mais il explique pas mal de choses : pourquoi je ne considère pas le fait de ne pas aller en Khâgne comme un échec. Pourquoi je suis allée en prépa alors que j'aimais déjà assez peu de matières au lycée. Pourquoi, pour moi, la prépa est loin d'être une finalité.
Il m'a fallu 10 mois pour m'en rendre compte : la prépa, c'est une impulsion ! (Vous voyez, le genre de truc qui vous réveille de votre sommeil dogmatique... ah ah.) Sérieusement, la prépa n'est pas seulement un coup de pied à l'ego : c'est aussi un coup de pied dans tout ce qui est latent en nous, tout ce qui attend d'être... hmm... bousculé pour se réveiller.
Sans la prépa, je n'aurais probablement jamais ouvert un bouquin d'histoire de ma vie. Je ne me serais sûrement jamais intéressée au XIXème siècle et aux relations des Français à leur patrie.
Sans la prépa, je n'aurais jamais même essayé de lire Kant. (Bon, même avec la prépa, j'ai pas vraiment réussi...) Je n'aurais jamais découvert que la philo, c'est géniaaaaaaal !
Sans la prépa, j'aurais sûrement mis des années avant de lire autre chose qu'Harry Potter en VO. Et accessoirement, je ne saurais pas comment dire « velours côtelé », « gravure sur bois » ou tout un tas de trucs qui ne me serviront probablement jamais sauf à (essayer d')épater la galerie.
Sans la prépa, je n'aurais jamais su qu'en allemand, le coq fait kikeriki et pas cocorico.

La prépa pousse à s'intéresser. Pas forcément à des choses utiles dans la vie de tous les jours, c'est sûr. Mais je sais que la sans la prépa, je n'essayerais pas de suivre deux licences en parallèle et qui n'ont rien à voir l'une avec l'autre l'année prochaine. Indirectement, la prépa m'a même permis ne serait-ce que d'envisager de me présenter à des concours où il y a une épreuve orale. (Et d'imaginer les réussir, pourquoi pas...)

Alors oui, c'est clair, il y a beaucoup de choses que je ne découvrirai pas en n'allant pas en Khâgne. Mais je suis sûre qu'il y a bien d'autres choses à découvrir à la fac, ne vous inquiétez pas pour moi. ;)


PS : Désolée pour la touche d'humour pourrie, mais vous ne trouvez pas que ce titre a des échos un peu honteux, quand même ?

Par Colombe - Publié dans : Post-hypo
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Jeudi 18 juin 2009

                                                                           

 

Ambiance étrange et faits bizarres. Amputation d'une moitié de la classe (20 élèves sur 47 aux dernières nouvelles). Des élèves qui ne vont pas en khâgne mais qui viennent en cours, des élèves qui ne viennent pas en cours mais qui vont en khâgne. Des élèves qui prennent des polycopiés qu'ils ne liront jamais, puis qui disparaissent. Puis qui réaparaissent un jeudi après-midi, comme ça. Des profs qui nous demandent si on sera là mardi prochain. (Mais si on est là aujourd'hui, pourquoi ce ne serait pas le cas mardi prochain ?) Le lien qui se défait doucement, sans qu'on s'en rende trop compte.

Un emploi du temps qui ne ressemble pas franchement à celui de l'année.
Lundi
: sortie à Versailles annulée pour cause de pluie, remplacée par une journée au Louvre. Sandwich et après-midi Dîner de cons, refugiées loin du Louvre, loin de la pluie.
Mardi
: 4h de cours. Habituel.
Mercredi
: 2h de cours. Etrange.
Jeudi
: sortie à Versailles replanifiée.
Vendredi
: 5h de cours. Départ pour Bruges.
Si la khâgne, c'est comme ça, je signe pour une année de plus.

Yeux levés au ciel à la pensée qu'on envisageait de ne plus venir en cours après le conseil de classe. (Mais bien sûr.)
Petit pincement au coeur en voyant la pile de dossiers des futurs hypokhâgneux. Gros pincement après la 1ère phase d'admission. Alors comme ça, on part déjà ?
(Réaction masochiste de future fakheuse qui attend la fin des cours depuis le mois de décembre.)
Bizarre. Bizarre de n'être à la bourre dans rien. Pas de vocabulaire d'Anglais à apprendre en catastrophe le dimanche soir. Pas de commentaire d'Histoire à boucler en 30 mn parce qu'il est déjà 1h30. Pas de biographie à lire en Allemand. L'étrange sensation de ne pas culpabiliser. Et de recommencer à dormir plus de 6h par nuit.

Doucement, la réadaptation. Oui, les gens en dehors de la prépa existent encore. Oui, il est encore temps de rentabiliser la carte de ciné illimité. De s'inscrire dans une auto-école pour préparer le permis. D'acheter un billet d'avion pour fuir Paris. De recommencer à écrire. P*tain, il y a une vie après la prépa.
(Et toutes mes condoléances aux futurs khâgneux.)

Par Colombe - Publié dans : Hypo-réalité
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Vendredi 5 juin 2009


Mon prof d'anglais, il y a 1h : "Colombe... je peux vous dire un secret ?" (Vous remarquerez que les profs maîtrisent parfaitement l'art du sadisme suspense.)
Comment j'aurais pu dire non ?
Pour vous résumer la "chose" :
- mon prof d'anglais lit ce blog et le trouve drôle (!)
- il connaît son existence depuis le début de l'année (!!!)
- il en a parlé à au moins 3 de mes profs (mais j'ai du mal à croire que l'info n'ait pas plus circulé...)

Et dire que je me trouvais parano (et que je n'ai parlé de ce blog à personne IRL)....

(Heuuuu... Bonjour M'sieur M. ?)
Par Colombe - Publié dans : Blog ?!
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