Un an en Hypokhâgne pas à près pas : l'hypo-réalité, vous en rêviez p'têtre pas, mais on l'a fait quand même.
Ce qui change avec la prépa
- On se met à utiliser les mots « polysyndète », « proleptique » et « épanadiplose » dans la vie de tous les jours.
- On parle malgré soi de la prépa à n'importe qui, n'importe quand et à n'importe quelle occasion.
- En philo, on pose d'autres questions que « Heuuu, vous pouvez répéter les trois derniers mots que vous avez dits, madame ? »
- On commence à découvrir les siestes en dehors des cours... et aussi pendant les cours... et les moqueries à cause de l'énorme marque qu'on a sur la joue...
- On se réveille dans la nuit en pleine angoisse : « Merde, comment on reconnaît un faux imparisyllabique, déjà ?! »
- On se force à apprendre l'histoire de la géographie de 1900 à nos jours tout en sachant qu'on se tape éperdument de la vie de Vidal de la Blache et de la géographie systémique.
Ce qui ne change pas avec la prépa
- On peut toujours finir une dissertation la veille du jour où il faut la rendre.
- On construit toujours les dissertations en suivant le plan : I. Oui oui bien sûr – II. Ah bah non finalement peut-être pas – III. Heu on pourrait pas parler d'autre chose ?
- On se fait toujours houspiller par une proviseure aigrie insupportable quand on a 36 secondes de retard.
- Pour les plus courageux, on continue à souffrir de la 11ème plaie d'Egypte : la cantine...