Ah ah, je l'attendais avec impatience, elle ne fut pas longue à venir : 8 ! Oui oui m'dame, une note à un seul chiffre, enfin. Bon; notez tout de même que j'aurai réussi à entretenir le suspense pendant un mois et demi ! :D
8, donc. En philo, une dissertation à faire à la maison avec pour
excellent sujet : "L'origine". Oui oui, "L'origine" Comment ça, l'origine de quoi ?! Ben non, juste l'origine, quoi !
Donc un devoir de deux copies doubles et des poussières totalement fumeux, mais récompensé pas si durement si on y pense. Déjà, la prof, avant de rendre les dissertations, avec un petit sourire au coin des lèvres : "Bon, vous allez relativiser." Pas "Relativisez !" : non non, ce n'est pas un choix, juste un truc qui va s'imposer à nous. Traduire : "Bon, je vous préviens, vous allez passer la soirée à manger du chocolat / fumer des clopes / pleurer dans les bras de votre copain..." Et au final, c'est clair qu'on est plus au lycée : les notes vont de 4 à 11, avec une moyenne de 7,qqchose. Déjà, j'éclate de rire. D'ailleurs, je n'ai jamais été aussi peu affectée par une note, même si je ne dois pas être la seule à avoir moyennement apprécié le fait que la prof classe les copies de la meilleure à la moins bonne pour les distribuer. "Tiens, j'ai moins de 10." "Tiens, j'ai moins de 9." Imaginez la tête de ceux qui n'avait toujours pas leur copies alors que leur voisin venait de récolter un joli 6...
Bref, 8 sur un sujet carrément pas inspirant + sans aucune référence philosophie digne de ce nom, j'estime que je m'en sors plus qu'honorablement ! Et puis je reste au-dessus de la moyenne de la classe, ce qui reste pour le moment mon objectif.
Rah, que j'aime la philo cette année. Que c'est agréable d'avoir une correction claire, nette et carrée. D'être là pour apprendre, tout bêtement.
Pour ce qui est du reste, la khôlle qui fait plaisir : un petit 17 en anglais ! Bon, c'est un texte sur lequel j'ai passé une bonne dizaine d'heures, donc j'avoue que je suis franchement contente. D'autant plus que c'est une des seules matières où je me trouve à peu près à la hauteur. Donc ça fait du bien à l'ego, surtout quand le prof finit la khôlle (je précise que j'étais la 10ème et dernière élève de la journée à passer avec le prof) sur : "Ca fait vraiment plaisir de terminer avec vous !" Bref, de ce côté-là, tout baigne.
Par contre, il faut bien le dire, il commence à y avoir quelques moments beaucoup moins agréables.
Comme la dissertation d'Histoire un samedi matin ("Etre républicain entre 1848 et 1852") où j'invente la "monarchie républicaine". (Oui, je sais...)
Ou comme les DST qui pleuvent juste avant les vacances, histoire de nous mettre un peu plus de pression en plus du boulot habituel.
Ou comme la tête des élèves qui sortent dépités de leur khôlle de français : "La prof m'a mis 6, j'ai rien compris au poème." Yepee ya.
Et aussi, comme l'idée que c'est moi qui passe à la casserole littéraire demain, sur un poème baroque tiré de la pochette surprise de la prof de français. 80% de chance de passer à côté du poème, 10% de chance de faire un plan totalement à côté de ce qu'attend la prof, 8% de chance de tenir beaucoup moins de 20 mn. 2% de chance de sortir de la khôlle en chantant "It's a good day".
Mais mais mais... il y a les deux heures à attendre sous la pluie que les pauvres latinistes confirmés soient libérés par la prof, à partager des fous-rires à propos de tout et n'importe quoi, à se dire qu'on est bien dans la merde, qu'on arrivera jamais à tout boucler, et que putain, malgré tout, ça fait du bien d'être là.
M'enfin il n'empêche que je VEUX des vacances. Rien que pour rattraper mes deux mois de sommeil perdus.
Et je finis cet article sur un 'lapsus' amusant glissé par moi-même dans ma copie de philo :