Un an en Hypokhâgne pas à près pas : l'hypo-réalité, vous en rêviez p'têtre pas, mais on l'a fait quand même.
Il est maintenant 3h30 et j'ai décidé de continuer sur ma lancée, pour une foisque j'arrive à me poser pour écrire quelques articles. Bon, je vous rassure, cet article sera plus court que le précédent, puisqu'il ne s'agit que de ma petite expérience post-prépa et pré-fac.
Je vous avoue que j'ai la flemme d'aller vérifier ce que j'avais écrit dans mes premiers articles, mais il me semble que je disais qu'après mon année de prépa, je voulais rejoindre la fac pour aller en L2 de Lettres Modernes et en L1 de Cinéma. Ca me semblait un parcours 'logique' et pas tellement compliqué. Ensuite j'ai découvert à quel point la philo pouvait être passionnante, même à 8h du matin, et j'ai commencé à me renseigner sur les possibilités de faire une bi-licence Lettres Modernes parcours Cinéma, formation proposée par Paris III. Bon, pour rompre le suspense, je vous annonce directement que j'ai fini par changer de parcours au dernier moment, lorsque je me suis rendu compte qu'il serait absolument impossible de suivre deux licences dont une avec un parcours particuliers se déroulant en plus dans une autre fac.
Nous sommes donc en juin / juillet, et je débarque comme une fleur à la fac, histoire de me renseigner sur l'admission en licence de Cinéma. Je pars avec au moins un a priori en tête : la fac n'étant pas censée être sélective, j'aurai une place sans problème. Sauf qu'en rencontrant la secrétaire de l'UFR de Cinéma, j'apprends que je suis assez loin du compte. En effet, non seulement la licence est sélective en première année, mais la priorité est en plus accordée aux bacheliers de l'année en cours. Bref, la gentille secrétaire m'explique qu'en gros, mes chances d'entrer en première année s'approchent du néant. Et elle ajoute assez vite : « Mais faites donc une demande en deuxième année. Y a aucune demande pour la deuxième année, vous aurez sûrement votre équivalence. » C'est à ce moment-là que je me dis qu'un truc a dû lui échapper : je ne viens absolument pas d'une prépa option cinéma, je n'ai même jamais étudié la matière jusque là. Sauf que quand on vient de prépa, ma p'tite dame, ce n'est pas la même chose. En gros, on estime que vous êtes capables de rattraper une année tout seul comme un grand.
Bref, je repars avec un dossier de demande d'équivalence à remplir et à ramener quelques jours plus tard (comme quoi j'ai eu une bonne intuition en allant à Paris III ce jour-là...).
Je constitue mon dossier avec mes bulletins de prépa et mes notes de KB, ma lettre de motivation travaillée et rereretravaillée et surtout la feuille qui indique que j'ai mes 60 crédits ! Et 2/3 semaines plus tard, je reçois la feuille qui m'apprend que non seulement j'ai mon équivalence en L2, mais qu'en plus je n'ai aucune matière à rattraper.
Voilà, c'est comme ça que je me retrouve aujourd'hui en L2 de Lettres Modernes et de Cinéma-Audiovisuel... Je pense que mon dossier (surtout les notes) et ma lettre de motivation ont dû pas mal jouer en ma faveur, mais le fait de venir de prépa est vraiment considéré comme un plus ! Bon, je ne peux pas vous garantir qu'il est possible de 'gruger' dans toutes les facs et toutes les licences, mais qui ne tente rien n'a rien ! Je connais en tout cas une autre camarade qui a eu une équivalence en L2 de Science Politique et Histoire, ou quelque chose dans ce goût-là, une bi-licence par ailleurs très sélective dès la L1. Bref, autant il est en général impossible d'avoir une équivalence en droit, par exemple, autant on peut toujours tenter les matières qui approchent de près ou de loin la prépa, en faisant valoir que, comme on vient de prépa, on est super bosseur et on s'en sortira forcément bien (ahah) !
Prochainement (je ne suis pas sûre d'être capable d'enchaîner sur un 3ème article là tout de suite...), un article sur la fac elle-même et mes cours, parce qu'il y a beauuucoup à en dire.