Un an en Hypokhâgne pas à près pas : l'hypo-réalité, vous en rêviez p'têtre pas, mais on l'a fait quand même.
Je sais que je n'ai pas tenu ce blog très sérieusement depuis que je suis sortie de prépa (et même à l'époque...), mais vu que les statistiques indiquent que quelques pèlerins passent encore par là de temps en temps, je me suis dit qu'il pourrait être sympa de vous donner quelques nouvelles.
Pour répondre directement au post précédent, j'ai plus ou moins avancé dans mes « gros projets » de l'année :
- j'ai raté mon permis (un mois et demi après, j'arrive à en rire, donc tout va bien :D)
- j'ai eu le TOEFL avec un score de 110/120, autant dire que j'ai été très agréablement surprise du résultat et que ça me réconforte un peu d'avoir lâché autant de sous pour un examen valable à peine 2 ans
- j'ai un projet de mémoire (encore flou) et l'accord d'une directrice de recherche pour mon M1 de Cinéma
- j'ai constitué mes dossiers de demandes d'échanges et j'ai été présélectionnée (par Paris 3) pour mon vœu n°1, une fac anglophone à Montréal
- j'ai passé le concours de la Fémis et laissé tomber l'autre (tourné autour de l'écriture scénaristique) que je projetais de passer, principalement par manque d'inspiration vis-à-vis du sujet
- je ne suis plus en recherche de stage, vu que ma faculté adorée a décidé d'interdire les stages non intégrés (donc non obligatoires dans un cursus). C'est clair que la fac était déjà trop professionnalisante !
En faisant un bilan rapide par rapport à ces objectifs, je trouve que tout ça est plutôt positif, finalement (bon, on va éviter d'évoquer le permis...). Je suis vraiment déçue de finir ma licence sans avoir fait un stage, cela restera mon principal regret. Mais sinon, j'ai réussi à me bouger en temps et en heure pour faire les démarches nécessaires pour partir un an en échange, et ça, ce n'était pas gagné vu comme je ne suis pas débrouillarde.
Pour vous donner des nouvelles plus générales que les quelques points ci-dessus : je suis toujours en double parcours Lettres Modernes / Cinéma. Je n'ai pas laissé tomber les Lettres, du moins pas officiellement. Si je dis « pas officiellement », c'est que quelque part, j'ai plus ou moins lâché l'affaire dès que j'ai obtenu mon inscription en examen final : pour être honnête, j'ai assisté à très peu de cours auxquels ma présence n'était pas obligatoire, même les plus importants (comme la littérature, avec son joli coefficient 5, pour ne pas la nommer). J'ai fait mon fantôme, apparaissant de temps en temps à un cours de linguistique ou de culture antique, n'échangeant jamais plus de deux phrases avec mes voisin(e)s de tables, me pointant aux examens sans grande conviction. Mais je voulais (et je veux toujours) obtenir ma licence de Lettres. C'est juste que j'ai décidé de faire passer le Cinéma en premier plan, et que valider ma licence de Lettres avec 16 ou 10 de moyenne m'est maintenant égal.
D'ailleurs, la moyenne : parlons-en. Je développerai sans doute dans un prochain post (avant 6 mois, promis!) la question de l'examen final, mais clairement, c'est un régime d'évaluation beaucoup plus « risqué » pour l'étudiant que le contrôle continu. Pas d'assiduité obligatoire, donc pour peu qu'on ait, comme moi, une absence totale de motivation pour les cours, on finit par ne plus y aller du tout. Ou sporadiquement. Et on se réveille à 3 jours des partiels en s'apercevant qu'on a des notes inutilisables et qu'on n'a toujours pas fini de lire les bouquins au programme. Et surtout, on n'est évalué que sur une note, alors que les élèves en contrôle continu ont au moins une note en plus qui leur permet de contre-balancer un 'plantage' au partiel. Parce que, soyons honnêtes, la plupart des profs qui organisent des exposés en guise de contrôle continu le font parce qu'ils savent très bien que c'est une sécurité pour les élèves, vu que ces exposés sont presque toujours surnotés. Et largement. Pour vous donner une idée, j'étais présente lorsque ma prof de culture antique a énoncé à haute voix les notes d'exposés du semestre : en gros, tout le monde a eu 14 ou 15. Tout le monde sans exception ! Ah non, pardon, j'oubliais la fille qui a eu 16. Pour avoir assisté à quelques exposés, je peux vous dire qu'oser mettre 14 minimum à tout le monde est franchement gonflé : quand un « exposé » devient une lecture, nez collé à sa feuille, d'arguments clairement repiqués dans LE pauvre bouquin de la biblio vers lequel tout le monde s'est rué quand la prof l'a cité, non, franchement, ça ne vaut pas 14.
Tout ça pour en venir au fait que l'année dernière, en contrôle continu, j'avais un peu plus de 15,5 de moyenne sur mes deux semestre de Lettres Modernes. Cette année, j'ai eu 12,5 à mon premier semestre. Et ce n'est pas parce que le niveau a soudain augmenté, même si certains professeurs deviennent (heureusement !) un peu plus exigeants en L3. Je n'ai certes pas été très assidue en cours, mais je n'ai surtout pas bénéficié des notes 'données' du contrôle continu. Je ne dis pas ça par aigreur (ma moyenne de 12,5, qui est d'ailleurs loin d'être honteuse comparée à celle de certains camarades en contrôle continu, est tout à fait méritée), mais pour prévenir les futurs étudiants qui verraient dans ce mode d'évaluation une solution miracle à la question des doubles cursus. L'examen final, c'est un peu le principe de la faculté poussé à l'extrême : aucun encadrement, une seule note en tout et pour tout par matière, donc pas de droit à l'erreur.
En Cinéma, mes notes sont restées correctes, mais l'enthousiasme de ma L2 n'était plus vraiment là, principalement en raison des conditions calamiteuses dans lesquelles les effectifs de L3 nous ont plongés (les classes surbookées, principalement). J'ai été intéressée par au mieux deux cours par semestre. L'intérêt de cette année aura vraiment été, en fait, de me préparer à la suite : j'ai commencé à penser un peu à la direction que j'allais prendre à terme (parce que bon, les études, c'est sympa, mais quand on se retrouve sans boulot après un doctorat, ça doit l'être beaucoup moins...), aux sujets d'étude qui m'intéressaient. Je sais que je veux travailler dans le cinéma plus tard, aucun doute là-dessus.
Voilà, en gros, mes nouvelles : gros désintérêt pour les Lettres (ce que je regrette, parce que je suis sûre que paradoxalement, je m'épanouirais probablement en Master de Lettres, mais il est juste hors de condition de continuer ce cumul de cursus), relative fatigue vis-à-vis des cours de cinéma. Là tout de suite, ce qui me motive, c'est ce qui m'attend dans les semaines qui viennent (la suite (ou pas...) des épreuves de la Fémis) ou dans les mois qui viennent (Montréal). Cette semaine, il me reste 4 partiels de Lettres à tenter de rater le moins possible, puis je suis en vacances. Jusqu'aux rattrapages, ou jusqu'à l'année prochaine...