
J'ai hésité à conserver un certain anonymat virtuel : après tout, ce qui importe sur ce blog, c'est ma vie en Hypokhâgne, et non pas ma vie en général. Et ce blog n'est pas, et ne sera jamais, un journal intime.
Mais je suis une fille polie, alors je me présente.
J'ai dix-huit ans, j'habite à Paris et jusqu'à preuve du contraire, je suis une fille. Même que je m'appelle Colombe.
Je viens d'achever une Terminale Littéraire, avec un L, oui monsieur !
Je lis, j'écris, j'aime le théâtre et le cinéma. Je suis (trop) bavarde. Timide aussi, ce n'est pas incompatible.
L'année prochaine, j'habiterai seule (avec mon chat, mais dois-je le compter comme colocataire ?). [Qui a dit "vieille fille" ?!]
Ceci étant censé être un blog sérieux et compagnie, je vais tenter de faire des efforts, mais ne vous formalisez pas en voyant les négations disparaître et certains mots être tronqués : j'aime écrire comme je parle, et le langage soutenu disparaît souvent très vite sous ma plume ou mon clavier.
Je ne suis pas non plus une bête de travail comme on s'imagine souvent les hypokhâgneux. Je suis du genre à toujours remettre mon boulot à plus tard, et à clamer ouvertement mon ennui dans certaines matières. Et pourtant, il faut croire que j'ai ma place en hypokhâgne, puisqu'on m'y a acceptée.
[Vous êtes intéressés par savoir comment survivra une procrastinatrice en milieu hypokhâgneux ? Ne zappez pas, votre programme scientifique préféré reviendra après deux mois de pubs.]
L'hypokhâgne, c'était avant tout un fantasme de collégienne littéraire : l'endroit du Savoir avec un grand S, là où se retrouvent les Littéraires avec un grand L. Ensuite, c'est devenu un endroit hostile dans lequel il ne fallait surtout pas mettre les pieds. Puis enfin, c'est-à-dire cette année, un défi à moi-même. Défi parce qu'à l'idée que l'année prochaine je rentrerai en prépa, je me sens toute petite, sans force mentale et sans grande culture littéraire par rapport à beaucoup.
L'intérêt d'un blog étant, à mes yeux, de pouvoir conserver, même virtuellement, des écrits, je me propose de faire une liste de mythes hypokhâgneux à confirmer/infirmer pendant cette nouvelle année qui s'annonce :
- La prépa est dure psychologiquement pour les élèves fragiles. [Vais-je tenir plus de deux semaines ?]
- Il n'est pas possible de s'en sortir sans devenir un bête de travail. [Ah bon, il va falloir bosser les dissertations plus de deux jours à l'avance ?!]
- On perd toute vie sociale en entrant en prépa. [Et si à la base, on n'en a aucune ?! Heu ok... Bon, j'ai la chance de rentrer en HK avec des amies, espérons que j'en ressortirai avec et que je ne perdrai pas les autres !]
Pour le moment, c'est tout ce qui me vient à l'esprit, mais j'essayerai de compléter cette liste dès que mon cerveau se remettra à fonctionner.
En y réflechissant, je ne sais pas si je suis faite pour aller en HK. Je n'ai pas l'impression d'avoir le "profil". D'un autre côté, je sais que c'est une chance que d'avoir la possibilité d'entrer en prépa littéraire.
C'est pourquoi j'ai décidé de pousser bien fort la porte qu'on m'a ouverte le 3 juin dernier, et de ne pas la laisser se refermer sur moi trop tôt.
Hypokhâgne, "à nous deux !"