Un an en Hypokhâgne pas à près pas : l'hypo-réalité, vous en rêviez p'têtre pas, mais on l'a fait quand même.
Article écrit le 12/09
Je ne tiens pas mon expérience pour universelle, il est donc fort possible que vous trouviez d'autres Hypokhâgneux qui vous diront tout autre chose sur les points que je vais développer. A vous de faire ce que vous voulez de ces avis
Même si je me sens déjà hypokhâgneuse, je n'en suis qu'au tout début (et j'espère bien arriver à la fin, mais c'est une autre histoire...) ; mon avis est donc susceptible de changer au fur et à mesure de l'année, ne vous étonnez donc pas si je change radicalement d'avis d'ici quelques mois !
D'ailleurs, je profite de cet apparté pour lancer un appel à mes khâmarades bloggeuses (voui, on trouve moins d'Hypokhâgneux que d'Hypokhâgneuses sur la toile, bizarrement...) : si vous êtes tentées, j'aimerais bien publier d'autres avis que le mien sur les mythes de la prépa. Donc si jamais vous décider d'y consacrer un ou plusieurs articles, pensez à moi, ça me ferait plaisir de les faire partager sur mon blog ! :)
Voilà pour cette (pas si courte) introduction. Maintenant, passons aux choses sérieuses !
Les profs de prépa sont-ils des monstres ?
Si vous vous êtes intéressés un jour de près ou de loin à la prépa, vous avez sûrement entendu les fameux : « Les profs sont horribles », « Ils font tout pour faire partir le maximum d'élèves », « Ils sont cassants et méprisants », etc. D'ailleurs, c'est peut-être l'aspect 'mythique' de la prépa que je redoutais le plus : le mépris supposé des professeurs. Le fait d'être ridiculisée devant une classe entière.
Sauf qu'en entrant en prépa, je me suis rendu compte que j'étais totalement à côté de plaque : comme vous avez pu le constater dans mon dernier article, mes profs sont très très loin d'être des monstres. Pas une seule trace de mépris depuis le début de l'année, même devant des hésitations, des erreurs, voire des énormités.
Je retiens la remarque de mon professeur d'anglais, à un élève qui demande pardon pour son accent : « Jamais je ne me moquerai de vous. » C'est vrai. Jamais il ne s'est moqué d'un mauvais accent ou d'une faute de grammaire. Il a même une façon touchante de nous demander de l'excuser quand il nous corrige à l'oral : « Ne le prenez pas mal, surtout. » Et pourtant, c'est l'un de nos professeurs les plus exigeants, les plus pointilleux.
Le seul professeur à avoir eu une remarque un peu cinglante pour le moment est notre prof de latin, en nous voyant pester pour les 10 mn prises sur l'heure du repas : « N'ayez pas l'air accablés comme ça. Ce n'est pas la peine de rester sinon. Il faut vous habituer. » Dit comme ça, évidemment, ça ne donne pas envie de rester : personne n'est là (que) par masochisme. Mais c'était dit sous le coup de l'agacement, certainement pas dans le but de se débarasser de quelques élèves trop faibles pour survivre en prépa (amis darwinistes bonjour).
Sur 50 personnes, 2 départs seulement pour le moment. Et je ne pense pas que les profs y soient pour quoique ce soit.
Evidemment, tout ça ne vaut que pour mes professeurs, ma prépa : je sais bien qu'il y a des exceptions partout, des profs qui cherchent effectivement à faire le ménage dès les premières semaines. Mais il ne faut pas en faire une généralité : je pense qu'ils sont loin d'être majoritaires.
Ou sinon, je ne sais pas comment les élèves tiennent.
En ce qui me concerne, je crois même n'avoir jamais eu un ensemble de professeurs aussi compétents et compréhensifs, même s'ils sont par ailleurs extrêmement exigeants et stricts.